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La vérité si je mens 3
programme
mai
France, 2012, 1h59
Un film de Thomas Gilou
Avec Richard Anconina,
José Garcia, Bruno Solo ...
Comédie Accessible dès 8 ans
Eddie, Dov, Yvan et les autres… Nos chaleureux amis ont migré
du Sentier moribond à la banlieue florissante d’Aubervilliers…
Là où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de
jeunes grossistes chinois… La petite bande est toujours aussi
soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie
suit son cours, au gré des petits évènements familiaux et des
affaires. Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent
mauvais apporte son lot d’adversité compromettant sérieusement
la cohésion du groupe. Succomberont-ils sous l’orage à la
zizanie, ou bien, une fois de plus, à force d’entraide, de
ruses et d’habileté, triompheront-ils de la crise avec panache
?
Les hommes libres
France, 2011, 1h39
Un film de Ismael Ferroukhi
Avec Tahar Rahim, Michael Lonsdale,
Mahmud Shalaby...
Drame Histoire Accessible dès 8 ans
1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune
émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police
française, Younes accepte d’espionner pour leur compte à la
Mosquée de Paris.
La police soupçonne en effet les responsables de la Mosquée,
dont le recteur, Si Kadour Ben Ghabrit, de délivrer de
faux-papiers à des Juifs et à des résistants. A la mosquée,Younes
rencontre le chanteur d’origine algérienne Salim Halali.
Touché par sa voix et sa personnalité, Younes se lie d’amitié
avec lui. Il découvre rapidement que Salim est juif.
Ismael Ferroukhi nous avait été révélé par un premier long
métrage poignant, ‘Le Grand Voyage’, qui parlait avec
subtilité des contradictions de l’identité musulmane, à
travers les relations d’un père et de son fils. Sa réflexion
sur l’islam s’enrichit dans ce nouveau film d’une vision
plus ample. Il s’agit d’une fresque historique à l’ambition
louable, sur un sujet quasiment inédit dans le cinéma de fiction
: le rôle des immigrés nord-africains dans la France de l’Occupation.
Dans un récit très documenté aux innombrables ramifications, le
cinéaste se perd parfois à vouloir trop en dire, mais l’unité
du film est tenue par le point de vue unique de son héros, joué
avec une conviction sans faille par Tahar Rahim, successivement
buté, hésitant, puis héroïque, à la tête d’une remarquable
distribution. Sa prise de conscience multiple se fait à travers
une série d’épreuves qui sont autant de rencontres, des deux
côtés de la barrière morale et politique. Le mélange de fable
initiatique et de péripéties feuilletonesques tient en haleine
jusqu’au dernier moment, grâce à une mise en scène qui vise l’efficacité
plutôt que l’inventivité. Mais si la leçon d’histoire est
ici plus probante que la leçon de cinéma, il faut savoir gré à
Ferroukhi de s’être effacé derrière un sujet puissant dont on
ne saurait nier l’importance. Et il a su faire de la musique, à
travers un beau personnage de chanteur, un lien essentiel entre la
création artistique et l’esprit de résistance.
il était une fois en anatolie
Turquie Bosnie, 2012, 2h37
Un film de Nuri Bilge Ceylan
Avec Muhammed Uzuner, Yilmaz
Erdogan, Taner Birsel...
Drame Thriller Acc. dès 16 ans
Cinémascope
Version originale sous titrée
Alors évidemment, le nouveau Nuri Bilge Ceylan accuse deux heures
trente-sept au compteur et, pendant les soixante premières
minutes, ce que l’on appelle habituellement « l’intrigue »
semble piétiner autant que l’enquête que mènent les
personnages : un procureur, des policiers, un médecin légiste et
deux criminels, en pleine nuit, à la recherche d’un cadavre
enterré quelque part, dans des paysages sublimes et désolés d’Anatolie.
Un mystère envoûtant baigne les images, tandis que nous faisons,
peu à peu, connaissance avec les personnages, à travers les
anodines conversations qu’ils échangent durant le périple,
jusqu’à ce que s’en détachent les vrais protagonistes du
film...
Que l’œuvre soit difficile, et qu’elle demande un certain
effort au spectateur, c’est indéniable. Les spectateurs turcs,
apparemment, saisiront beaucoup de références à leur pays, ses
traditions, sa société, qui échapperont au public occidental
(il y a même, dans le dialogue, une savoureuse allusion à l’entrée
de la Turquie dans l’Union européenne). Mais cet effort est
sans doute le prix à payer pour les fulgurantes beautés et la
sombre magie qui enveloppe le film, dont les images nous hanteront
longtemps.
Les enfants du diable
Enfin diffusé sur la Lozère !
Claude Gaignière (réalisateur) et Cinéco vous proposent de
découvrir ce film tourné en 1994 sur le Mont Lozère et jamais diffusé au cinéma.
L’histoire : 1940, un jeune instituteur qui rêve de la Méditerranée, est nommé dans un village perdu de Lozère. Malgré la guerre et la sauvagerie du monde, il éveille chez ses élèves un esprit de paix et d’humanisme. Mais il devra quitter le refuge de l’enfance et des livres pour s’impliquer dans la violence obligée de la résistance.
Au programme : veillées chez l’habitant (animées par le réalisateur), ateliers divers et moments forts. Guettez les flyers et affiches dès mars
ou le site www.cineco.org
programme
juin juillet
Le fils de l’Autre
France, 2012, 1h45
Un film de Lorraine Levy
Avec Emmanuelle Devos,
Pascal Elbé, Jules Sitruk
Drame Accessible dès 10 ans
Version originale sous titrée
Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.
Lorraine Lévy opte pour une trame intimiste au coeur du conflit israélo-palestinien. Un sujet en terrain miné, tourné en trente-trois jours, en Israël et en Cisjordanie, avec une équipe mixte (française, israélienne et palestinienne), Le ‘Fils de l’autre’ évite tous les écueils du genre. Et si le conflit israélo-palestinien agit en toile de fond pour exacerber l’intensité dramatique, le thème central du film reste la question de l’identité, mais aussi de la transmission et de la filiation.
Un film sensible et juste.
L’enfant d’en haut
France Suisse, 2012, 1h37
Un film de Ursula Meier
Avec Léa Seydoux,
Kacey Mottet Klein,
Martin Compston
Comédie Dramatique
Accessible dès 15 ans
Ours d’Argent
Festival de Berlin
Simon, 12 ans, emprunte l’hiver venu la petite télécabine qui relie la plaine industrielle où il vit seul avec sa sœur Louise, à l’opulente station de ski qui la surplombe.
Là-haut, il vole les skis et l’équipement des riches touristes qu’il revend ensuite aux enfants de son immeuble pour en tirer de petits mais réguliers bénéfices. Louise, qui vient de perdre son travail, profite des trafics de Simon qui prennent de l’ampleur et devient de plus en plus dépendante de lui...
La famille semble décidément la grande affaire d’Ursula Meier. Après ‘Home’, son prometteur premier film, la cinéaste franco-suisse met une nouvelle fois en scène une histoire où les liens du sang et l’héritage sont soumis à la question. Au plus près de son héroïne désaccordée et de son petit voleur, Ursula Meier ne s’adonne pas au drame naturaliste, mais bâtit une fable étrange, anxieuse, où elle interroge le rapport au monde de ses personnages qui, le plat pays belge en moins, rappellent les protagonistes inconsolables des frères Dardenne. Pas d’explications de texte, aucune psychologie besogneuse, mais une mise en scène nerveuse et précise qui retranscrit la sensibilité à vif des personnages et donne à voir les thèmes profonds du film : l’enfance spoliée, le mensonge identitaire, la déchirure sociale. Avec ce conte initiatique tordu, remarquablement incarné par Léa Seydoux et l’incroyable Kacey Mottet Klein, Ursula Meier confirme sa singularité parmi les cinéastes apparus ces dernières années. Vite, la suite.
Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout
USA Gde Bretagne, 2012, 1h29
Un film de Peter Lord
Aventure Animation Famille
Malgré son enthousiasme, le Capitaine Pirate a beaucoup de mal à se faire passer pour une terreur des mers. Secondé par un équipage aussi peu doué que lui, le Capitaine rêve pourtant de battre ses rivaux. En avant pour l'aventure !
Au sein des studios Aardman, il faut distinguer Nick Park et Peter Lord. Le premier est le génial créateur de Wallace et Gromit. Le second est le talentueux réalisateur de ‘Chicken Run’ et du présent ‘Les Pirates’. Peter Lord a le goût de la parodie (‘Chicken run’ est la version aviaire et comique de ‘La Grande Evasion’). Dans le cas de son sabordage en règle des films de pirates, il en résulte un déluge de gags et de morceaux de bravoure en pâte à modeler au fur et à mesure que le capitaine Pirate et sa bande de bons à rien écument les océans pour tenter d’emporter le prix de Pirates de l’année. Sans répit, le scénario enchaîne les blagues et les bons mots, les références anachroniques et les piques humoristiques sur Darwin, le tout avec une mise en scène d’une incroyable virtuosité.
la terre outragée
France Pologne Ukraine
2011, 1h48
Un film de Michale Boganim
Avec Olga Kurylenko,
Andrzej Chyra,
Serguei Strelnikov
Drame Acc. dès 1 0 ans
Version originale sous titrée
26 avril 1986, Pripiat, à quelques kilomètres de Tchernobyl. En cette belle journée de printemps, Anya et Piotr célèbrent leur mariage, le petit Valery et son père Alexeï, ingénieur à la centrale, plantent un pommier, Nikolaï, garde forestier, fait sa tournée habituelle dans la forêt… C’est alors qu’un accident se produit à la centrale...
Nous témoignons souvent d’une loyauté affectueuse et obstinée envers notre terre d’origine –envers ces lieux où nous avons grandi, ces paysages où nous avons découvert aussi bien la violence que la tendresse. Qu’en est-il de cette loyauté quand nous venons de Tchernobyl et de ses environs immédiats ? Telle est la question que pose La Terre outragée, la belle première fiction de Michale Boganim (réalisatrice du déjà fort réussi Odessa…Odessa!) Sept ans plus tard, elle opte pour la fiction, mais reste en Ukraine, plus précisément dans la région de Tchernobyl où, pour la première fois et en dépit de nombreuses difficultés, elle a reçu l’autorisation de tourner dans la zone évacuée.
La Terre outragée est un film au registre singulier, qui ne cherche pas à faire le récit spectaculaire d’une catastrophe, rappeler le sacrifice héroïque des «liquidateurs» ou dire le danger de l’énergie nucléaire, même si ces dimensions sont bien sûr présentes. La tragédie qu’il évoque est celle, intime, de l’arrachement brutal à la terre d’origine et d’un impossible choix: rester et mourir, partir et mourir autrement.
Une œuvre forte et surprenante, d’autant plus réussie qu’elle fait ressentir et se répondre deux maux invisibles: outrage de l’atome et souffrance de l’exil, poisons des corps et torture de l’âme.
Les adieux à la reine
France, 2012, 1h40
Un film de Benoit Jacquot
Avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen
Histoire Théatre Acc. dès 12 ans
cinémascope
En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.
Benoît Jacquot s’empare de Marie-Antoinette et de Versailles dans une œuvre très belle, très chère, vibrante et sensuelle, captant avec une incroyable intensité le basculement d’un monde. Le film n’est pas pour autant une de ces fresques historiques qui ont pour objectif, avec plus ou moins d’habileté, de tourner de grandes pages d’histoire. Tout se vit petitement ou presque dans ce qui n’est déjà plus qu’une immense prison dorée, à travers le prisme des intérêts individuels et à hauteur des têtes à sauver. Si grandiloquence il y a, elle est dans l’expression des passions et la déchirure des séparations. On fuit dans la nuit, sans panache. Le bateau sombre et, dans ses coursives obscures, contes et marquis incrédules tanguent en chemise de nuit, fantômes ébouriffés.
En grande partie tourné à Versailles, le film met en valeur les décors d’une manière très moderne, profitant d’un faste tenu à distance, à la limite d’une certaine froideur. De cette alchimie singulière surgit un film à ressentir, d’une tension extrême.
à pas de loup
France Belgique, 2012, 1h17
Un film de Olivier Ringer
Avec Wynona, Olivier et Macha Ringer
Comédie Famille
cinémascope
Dans un monde pas si lointain et à une époque pas si éloignée vivait une petite fille comme les autres qui croyait être invisible aux yeux de ses parents. Pour en être bien certaine, elle décida de disparaître. Ce qui aurait pu mal se terminer se transforma en une aventure extraordinaire, une quête d’identité et de liberté digne de Robinson Crusoé.
Film pour enfant rime trop souvent avec images de synthèse, univers loufoque ou gros spectacle en 3D. Rien de tel dans ce petit bijou. Simplement le récit naturaliste d’une petite fille qui s’émancipe de ses parents pour vivre une aventure de quelques jours au cœur d’une forêt. Mettant ses pas dans ceux de Cathy (Wynona Ringer), Olivier Ringer filme à hauteur d’enfant ce conte initiatique où la voix-off omniprésente de la fillette guide et éclaire le public. À pas de loup joue tout en subtilité le jeu de l’introspection, pour un voyage géographique miniature dans le grand inconnu qu’on a presque tous oublié : l’enfance.
Un très beau film, sans grands moyens, qui s’est noyé dans la masse des sorties, à notre très grand regret.
zarafa
France, 2012, 1h18
Un film de Rémi Bezancon et
Jean-Christophe Lie
Animation Aventure Famille
Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie…
Co-réalisé par Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, 'Zarafa' est un heureux événement dans le monde du dessin animé français. De la facture à l’histoire, tout respire le bon goût plutôt que la prétention à rivaliser avec les grosses machines, avec le goût du récit d’aventure simple et intelligent, en plus. ‘Zarafa’ mêle le récit de voyage et d’initiation pour en tirer un parfait conte pour enfant.
sur la piste du MarsupiLaMi
France, 2012, 1h45
Un film de Alain Chabat
Avec Jamel Debbouze, Alain Chabat,
Fred Testot
Comédie Rire Aventure Famille
Hip hip hip... Houba ! Sitôt le projet dévoilé, nous étions nombreux à trépigner d'impatience à l'idée de découvrir le Marsupilami version Alain Chabat. C'est désormais chose faite. Et on en ressort... hilare ! La plupart craignaient un infâme désastre. Il faut dire que le projet était ambitieux. La bande dessinée se révélait d'abord extrêmement difficile à adapter, surtout en France, ne serait-ce que du point de vue des effets spéciaux. Droits d'auteurs oblige, Chabat ne put également s'inspirer des meilleurs albums, ceux notamment qui mettent en scène le fameux Marsu avec les non moins célèbres Spirou et Fantasio. Heureusement, rien n'arrête le cinéaste à l'origine d'Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, l'épisode le plus abouti à ce jour d'une saga en total déclin. Fort de cette belle expérience, l'homme tenta donc de se surpasser, aidé du scénariste Jeremy Doner (L'Arnacoeur). Alors, pari réussi ? Globalement oui.
L'esprit de Franquin demeure, essentiellement sur le plan de l'aventure, les principaux gags, quant à eux, évoquent davantage les Nuls, les ZAZ et autres Farrelly Brothers. Un sacré cocktail. Evidemment, les puristes grinceront des dents. Peu importe. La majorité du public devrait savourer à juste titre les délires successifs d'un film où se mélangent références éclectiques et stupidité pure.
Un bon film de divertissement parfais pour l’été. Ne boudons pas le plaisir de rire.
Le coup de coeur Cinéco
Ce tampon amoureux est destiné à mettre
en avant certains films que nous avons visionnés et qu’il nous paraît important de défendre, simplement pour que vous ne passiez pas à côté. Effectivement, certaines perles sont parfois noyées par le nombre de films qui sortent et parce que personne ne parle d’elles, le bouche à oreille ne prend pas. C’est une loterie aveugle.
Ce ‘coup de coeur’ signifie donc que vous
pouvez aller voir ce film les yeux fermé (mais mieux vaut les ouvrir dans la salle), vous y verrez un film rare, sympathique, troublant, mais toujours intéressant.
Ciné Débat Samedi 9 juin Florac 21h
intervention de Roxanne
Nitralias citoyenne grecque
en partenariat avec le CAC48
(collectifpour un audit citoyen
de la dette publique)
et Vendredi 27 juillet
St Martin de Lansuscle 21h
Dans ce petit pays qui est montré du doigt depuis plusieurs mois, ce n’est pas moins de un millions de gens qui auraient vu ce film autoproduit par dons. Pavé dans la mare, baffe dans la tronche du discours ambiant. Depuis des mois on nous saoule que nos malheurs viennent de ces inconscients d’Hellènes, qui auraient voulu un Etat providence sans vouloir en payer le prix. Arrivèrent deux journalistes qui remirent un peu les pendules à l’heure. Aris Hatzistefanou, ancien correspondant pour la BBC et Katerina Kitidi, éditrice en chef de la télé indépendante TVXS. Ils ont décidé, face aux contre-vérités largement diffusées par le pouvoir en place et les milieux financiers, de resituer la dette dans son contexte, sans tomber dans l’angélisme.
Oui le modèle social grec n’a pas su construire une fiscalité solide et cohérente qui permettait de le financer, les entreprises étant anormalement peu taxées, mais à côté de cette dette étatique réelle, la part d’un autre type de dette est masquée : la dette illégale, odieuse, fruit de manipulations spéculatives. Face à cela, les documentaristes font un parallèle très clair avec la situation de l’Equateur du très chaviste Correa qui, frappé par une dette colossale, a fait le choix de créer d’abord une commission d’audit de la dette publique avant tout remboursement, afin de déterminer la part de la « dette odieuse » qu’il n’est pas question pour l’état amazonien de rembourser.
Le film rappelle aussi combien la dette est une construction du capitalisme qui a favorisé l’endettement des ménages pour acheter la paix sociale à coup de vies à crédit. Il montre aussi bien combien l’euro repose sur la distorsion entre les économies de quelques pays centraux et leur périphérie. Il démonte dans la foulée le modèle allemand, qui repose sur le gel des salaires depuis dix ans des salariés les plus pauvres. Quant aux solutions pourla Grèce, les auteurs n’y vont pas par quatre chemins : refus des plans de rigueur européens, sortie de l’euro, nationalisation des banques pour éviter la fuite des capitaux. L’Amérique latine nous montre la voie.
On ne dira jamais assez que le cinéma peut renverser des murs, espérons que ça marche aussi pour
celui des banques.
Les enfants du diable
Enfin diffusé dans votre cinéma !
Claude Gaignière (réalisateur) et Cinéco vous proposent de découvrir ce film tourné en 1994 sur le Mont Lozère et jamais sorti en salles.
L’histoire : 1940, un jeune instituteur qui rêve de la Méditerranée, est nommé dans un
village perdu de Lozère. Malgré la guerre et la sauvagerie du monde, il éveille chez ses élèves un esprit de paix et d’humanisme. Mais il devra
quitter le refuge
de l’enfance et
des livres pour s’impliquer dans
la violence obligée de la résistance.
Au programme : séances publiques, veillées chez l’habitant (animées par le réalisateur),
ateliers divers et moments forts.
Ste Enimie Jeudi 24 Mai 21h
Valleraugue Vendredi 25 Mai 20h30
Le Pont de Monvert Vendredi 1er Juin 21h
Meyrueis Vendredi 8 Juin 21h
St Laurent de Trèves Vendredi 22 Juin 21h
Génolhac Mardi 26 Juin 21h
Lasalle Lundi 2 Juillet 21h
Masmejean EXT Vendredi 6 Juillet 21h
Villefort Mardi 10 Juillet 21h
St Martin de Lansuscle Jeudi 12 Juillet 21h
Robiac Rochessadoule Mardi 21 aout 21h
Guettez les flyers et affiches ou le site www.cineco.org
Certains articles sont
extraits du magazine Diagonal, de la revue Première, du site de Télérama
http://www.telerama.fr/
ou de M.Cinéma avec l'aimable autorisation des rédacteurs.

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